Le soju, meilleur ami du coréen

Publié le par lostinseoul.over-blog.com

soju.jpgIl serait difficile de vivre en Corée sans goûter au soju (소주). Ce serait comme aller au Tennessee et ne pas goûter le Jack Daniels, ou en Russie, la vodka, au Mexique, la tequila, à Marseille, le pastis... Je ne vais pas aller jusqu'à comparer le soju à ce qu'est le vin aux français, ce serait trop cruel, car ça n'a rien à voir : le vin se déguste, se bonifie avec l'âge, se compare, se transmet, bref... Mais le soju, il se boit vite, très vite, et si possible, ayez une autre boisson quelconque à côté pour faire passer son goût. Son grand (dés)avantage ? Il vous monte au cerveau sans que vous ne vous en rendiez compte et si vous cherchez à oublier les petits tracas du quotidien, le soju est alors le meilleur ami du coréen. Croyez-moi, je l'ai déjà expérimenté, à mon grand malheur. Ma mémoire en a encore quelques séquelles. Mais en fait, c'est quoi, le soju ?

 

 

 

soju-1.jpgC'est ce qu'on pourrait dire une espèce de whisky: bien qu'à l'origine fait à partir de riz, c'est aujourd'hui plutôt un alcool de pommes de terre, avec un degré d'alcool entre 20 et 45%. Le gros problème en Corée, c'est qu'une bouteille de Soju (environ 30cl) se vend au même prix qu'un café chez Starbucks. Et là, attention aux dégâts. Les coréens aiment boire, ... pour boire. Ce n'est pas sans rappeler le binge-drinking en Angleterre. Donc peu importe le goût infecte du soju (en fait, il n'en a presque pas), il est garanti de vous saoûler en moins de deux (surtout que les asiatiques ne sont à l'origine pas vraiment résistants à l'alcool) et par la même occasion, de vous donner un sacré mal de tête le lendemain au réveil, qui est sa grande réputation très justifiée.

 

Drunk-ajashi-1.jpgLa tradition ici est de le boire au cours des repas, et surtout, de ne jamais laisser son verre vide. On le sert dans des shots, et la coutume sera évidemment de le boire cul sec, qui se dit en langue coréenne... "one shot!" tous en coeur. Et il est malpoli de laisser le verre de son voisin vide. Rajoutez à cela les multiples jeux de boisson dont ils raffolent, et on comprend pourquoi les coréens se retrouvent dans la rue à 8h du soir, complètement, mais alors complètement faits. Le plus désagréable, c'est de s'asseoir dans le métro à côté d'un coréen saoûl déjà à l'origine en manque de sommeil, et qui a décidé de prendre votre épaule pour son oreiller...

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