Sokcho, sushis, temple & plage

Publié le par lostinseoul.over-blog.com

IMG 8084Avec une densité de population de plus de 17000 habitants au kilomètre carré, on a vite l'impression d'étouffer à Séoul et alors survient l'envie pressante d'échapper au chaos urbain, ne serait-ce que le temps d'une journée. En ce qui me concerne, j'ai du attendre 6 semaines avant de pouvoir voir autre chose que la capitale. Car en dehors de Séoul et l'aéroport d'Incheon, je n'ai pas vu grand-chose de la Corée... jusqu'à dimanche dernier.

Avec Yung, Sookyung et 2 amies de mon cours de langue coréenne, Lucie de Paris et Marketa de République Tchèque, nous sommes partis tôt le matin en direction de Sokcho, la ville natale de mon coloc Yung. En fait, cette petite ville (tout ce qui n'est pas Séoul paraît petit) est située sur la côte Nord-Est du pays, tout près de la Mer du Japon (que les coréens appellent en fait la Mer de l'Est...). La Corée du Sud est un petit pays, surtout en largeur. Pour aller de Séoul, qui est à l'extrémité Ouest du pays, à Sokcho, il faut seulement entre 2h30 et 3h de route pour parcourir les quelques 250 kms. Elle est très connue pour être aux portes du massif montagneux du Seoraksan et de son parc national que les coréens apprécient énormément. Départ donc à 7:30 le matin, et la première pause fut sur une aire d'autoroute, bondée de séoulites tous déguisés en montagnards du dimanche autant pressés que nous d'échapper au stress de leur quotidien. Mais en fait, ce trajet est tout sauf relaxant : embouteillages et lignes d'attente pour tout : péage, toilettes, même se garer !

Enfin, vers 11h, nous arrivons à Sokcho, au bord de la mer et nous commençons par la visite du temple Naksansa, complètement rénové, et qui est un centre de méditation. Vu le cadre enchanteur dans lequel il est construit, on comprend pourquoi. Le long de la colline, on arrive à l'immense statue de Haesugwameun, la déesse de la compassion dédiée ici à la mer et qui protège les marins. Elle mesure 15 mètres et fut édifiée en 1977, surplombant la mer. Nous étions les seules occidentales lors de cette visite, c'est pourquoi nous avons été pas mal été prises en photographie par les parents avec leurs enfants, qui pratiquaient leur anglais. Nous n'étions pas des bêtes de foire, juste des occidentales, chose très rare apparemment dans le coin, et les coréens étaient fiers et curieux de nous parler. Ca surprend un peu au début, puis on se prend au jeu.

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Une fois la visite terminée, on est allés se remplir le ventre avec des nouilles froides, le Mul Naengmyon (물냉면). Puis, direction les montagnes environnantes pour un thé traditionnel dans un temple bouddhiste, cette fois-ci presque vide de touristes, et vu le cadre enchanteur (montagnes, rochers, cascade, forêt), nous nous sommes autorisés deux heures de repos et de relaxation que nous étions venues chercher en venant ici. Pour terminer la journée, nous sommes retournés faire une petite balade sur la plage et se faire prendre en photo avec des militaires (en fait, des jeunes qui font leur service militaire qui dure 2 ans ici - mais ça fera l'objet d'un autre article).

 

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Et évidemment, le clou de l'escapade, l'expérience culinaire tant attendue : le restaurant à suhis. Mais attention, pas les sushis japonais auxquels notre palais occidental est habitué, mais bien du poisson cru découpé devant vous, et qui bouge encore dans votre assiette. La ville attire de nombreux touristes coréens et étrangers, non seulement grâce au massif Seoraksan mais aussi à cause des produits de la pêche. Sur le port, on peut faire griller et déguster poissons et fruits de mer choisis dans un vivier de l'autre côté d'une allée (voir photo ci-dessous). En gros, on choisit les poissons dans l'aquarium et 20 minutes plus tard, ils se retrouvent dans votre assiette. Plus frais, y a pas. Végétaliens s'abstenir.

Nous avons donc choisi un restaurant bien typique et là, nous avons pu essayer quantités de poissons crus, sans sauce, servis tels quels, dont nous ne connaissions ni l'origine, ni le goût, ni le nom. Je crois que le clou fut l'oursin, coupé en deux devant nos yeux, et bien sûr, toujours vivant. Bon, ce n'est pas une expérience que je renouvellerai de si tôt, mais ce fut...intéressant. Prochaine expérience culinaire au programme : la viande de chien. (oui, les coréens mangent du chien, je confirme)

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