Tokyo, pluie, jardins & électronique

Publié le par lostinseoul.over-blog.com

36Lundi, reprise du travail, pas pour moi ! Pour les Tokyoïtes pressés : bien sûr, j'évite l'heure de pointe, j'ai déjà expérimenté suffisamment à Séoul !

A 10h, je pense que le 'rush hour' est terminé, je quitte l'hôtel mais il pleut, un petit crachin qui durera toute la journée... Et moi qui n'ai pas apporté de parapluie.. Que faire dans ce cas-là ? Un musée ! Je lis rapidement mon guide qui recommande d'aller vsiter le musée national, la plus grande collection d'art japonais du pays (89000 oeuvres). C'est parti : je prends le métro jusqu'à Ueno, une énorme station où évidemment, je me perds. Je mets du temps à trouver le parc où plusieurs musées sont regroupés : la malchance frappe encore, puisque c'est lundi et comme presque partout dans le monde, tous les musées sont fermés ce jour-là ! Aaaaah !

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Bon, je profite d'être dans le coin pour visiter l'énorme parc, un lieu de détente très prisé des japonais le week-end, où il y a un temple et sanctuaire, un zoo, un lac où on peut faire du pédalo. Bon, en ce temps peu propice à la balade en bateau, je me contente d'aller voir le temple Kiyomisu Kannon-Do, puis j'emprunte un passage au milieu des fleurs de lotus pour accéder à l'île du lac où se trouve le Benten-Do, un mémorial à la déesse des Arts (non loin se trouve d'ailleurs l'université des Beaux-Arts, où je me suis complètement perdue - encore une fois).

 

39.jpgRetour à l'immense station Ueno, où se trouve un centre commercial. Là, je dois bien me rendre à l'évidence : mes chaussures Converse sont complètement trempées (c'est bien beau la mode, mais c'est pas étanche...), je patauge dans mes chaussettes et de même pour mon manteau. Je décide enfin de m'acheter un parapluie et de nouvelles chaussures pour continuer ma journée plus comfortablement. Je reprends le métro pour le quartier très branché d'Akihabara, autrement appelé la "ville électrique" (Denki-Gai), en plein coeur de la folie électronique nippone.

 

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44.jpgMême si l'on n'a pas envie d'acheter quoique ce soit en rapport avec ses joujous dernier cri, le quartier vaut le coup d'oeil, ne serait-ce que pour son atmosphère très japonaise, la musique assourdissante des jingles entonnés par des vendeuses adolescentes en mini-jupe. Autrefois réputé pour ses produits bon marché, le quartier est aujourd'hui en perte de vitesse à cause de la concurrence accrue des grands quartiers tels que Shibuya ou Shinjuku. Alors, il s'est réorienté vers le marché du dessin animé et des mangas, en plein essor, voire du manga pornographique, mélange plus que douteux. Si l'on n'est ni passionné d'électronique, ni de manga, alors on reste une petite heure dans le quartier, s'aventurant dans les magasins pour bien se rendre compte de l'atmosphère. Puis on passe son chemin.

 

46.jpgC'est ce que j'ai fait, pour changer de quartier : Shinjuku, le quartier des grands buildings et des gratte-ciel, le Canary Wharf ou la Défense version Tokyo. Le bonus pour les jeunes étudiants ruinés par les prix de la capitale : se rendre gratuitement au 45ème étage des bureaux administratifs de Tokyo, où l'on a une vue magnifique sur toute la capitale. Il paraît que par temps clair, on peut apercevoir le mont Fuji au loin. Je n'en ai malheureusement pas eu l'occasion car la nuit, la pluie et le brouillard m'ont même empêché de voir la tour de Tokyo. Enfin, pour terminer ma journée, je suis retournée à Shibuya où je me suis postée au Starbucks du coin qui domine l'immense carrefour de six artères où toutes les 3 minutes, des centaines de piétons traversent. Un spectacle unique et impressionnant.

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Sur le chemin du retour à l'hôtel, un homme s'asseoit en face de moi dans le métro : au moins 150 kgs, une montagne de muscle et graisse, pas plus de 35 ans, cheveux longs tirés en une petite queue, énorme kimono et sandales malgré la pluie... Tout le monde le regarde : un 'sumo' vient d'entrer, le silence s'installe presque. Si il n'avait pas eu ce regard de tueur, je l'aurai bien photographié, mais non, je ne tenais pas particulièrement à le froisser. Après tout, je suis au Japon, alors j'ai fait comme si de rien n'était ! Mais en moi, je me suis sentie très chanceuse de l'avoir croisé, à un endroit aussi innattendu !

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