Tokyo, Tsukiji, croisière & Odeiba

Publié le par lostinseoul.over-blog.com

tokyo-9576.JPGPour mon quatrième jour à Tokyo, j'ai mis le réveil tôt, très tôt - 6:30 ! - afin de pouvoir apprécier le spectacle de Tsukiji, le marché aux poissons de Tokyo, en fait le plus grand d'Asie (voire du monde ?), le centre névralgique de la gastronomie japonaise. Tous les guides touristiques le recommandent, notamment pour sa vente aux enchères aux thons. Si l'activité du marché commence aux environs de 3h du matin, c'est vers 5h qu'il bat son plein. Malheureusement, les touristes n'ont plus trop accès si tôt, la meilleure période pour y aller restant entre 7 et 9h. En ce qui me concerne, je m'y suis rendue vers 8h. Non pas que je ne voulais pas y aller avant, mais encore une fois, je me suis un peu perdue dans le dédale des rues, perdant une demi-heure.

 

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Mais ce que j'ai vu ensuite ne m'a pas déçu, bien au contraire. D'abord, quand on sort de la station de métro, le quartier sent le poisson frais. C'est bon signe, je dois être dans la bonne direction ! Autour de l'enceinte du marché, on trouve toutes sortes de restaurants à sushis (personnellement, je n'ai pas essayé : le poisson cru à 7:30 est légèrement trop tôt pour mon estomac...) et petites boutiques vendant les produits qui accompagnent le poisson (sauces teriyaki, épices, saké, etc...) ou les ustensiles et couteaux nécessaires à sa préparation. 

 

8.jpgMais une fois rentré dans l'enceinte, on se retrouve pris dans un monde auquel on n'appartient pas, un rythme frénétique auquel on a du mal à s'échapper. Il faut faire attention où on va au risque de se faire renverser par un chariot électrique. Tout le monde s'agite, très pressé, sait où il va - sauf les touristes - et ne souhaite pas perdre de temps. Les vendeurs s'interpellent à hauts cris, tranchent d'immenses blocs de glace, ou fument devant leur stand. Un véritable effort collectif, surveillé de près par les inspecteurs de l'hygiène. Alors, on essaye de se faire tout petit et de se fondre dans le paysage et d'apprécier le show : je n'ai jamais vu autant de sortes de poissons et fruits de mer de toute ma vie ! On trouve de tout : moules géantes (30 cms...), caviar, concombres de mer, crabes, calamar et évidemment, le plus impressionnant et ce qui fait la réputation du marché, les gigantesques thons de presque un mètre de long, voire plus. J'ai manqué la vente aux enchères qui se déroule très tôt le matin (un thon de 232 kgs a une fois décroché la somme record de 16 millions de Yens soit 109 000€) mais j'ai pu voir les vendeurs les laver, découper au sabre ou à la scie électrique (on s'y met à plusieurs) en deux puis tranches qui se vendent à prix d'or.

 

9.jpgToute cette profusion de poissons est presque effrayante : on comprend pourquoi on dit que la mer se vide, quand on voit cette quantité impressionnante de pêche ramenée chaque jour (plus de 200 tonnes de produits pêchés/jour). Cependant, je conseille vivement de s'y rendre en tant que touriste ou tout simplement si vous avez envie de poisson pas trop cher et très frais : se lever tôt vaut bien la peine !

 

 

10.jpgVers 10h, je change de quartier et d'activité : je retourne à Asakusa pour une croisière d'une heure sur la rivière Sumida-Gawa afin de découvrir et mieux comprendre le passé fluvial de Tokyo. En fait, la balade en bateau n'a absolument rien de romantique, au contraire : la rivière est bordée par des immeubles et gratte-ciel de béton et verre. Je pars de la jetée à Asakusa, qui se trouve près du siège d'Asahi (bière nationale), un étrange building conçu en 1989 par l'architecte français Philippe Starck dénommé La Flamme. Egalement, le Tokyo Sky Tree, une autre tour comparable à la Namsan Tower de Séoul ou Fernsehturm de Berlin, mais qui est encore en construction : le chantier a débuté en 2008 et devrait s'achever en 2012. Elle culminera à plus de 610m, soit deux fois plus que la Tokyo Tower.

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13La croisière continue : on passe sous 12 ponts tous de couleurs différentes, avant d'atteindre la jetée d'Hinode, où je change de bateau et arrive enfin à ma destination finale, l'île artificielle d'Odeiba, surnommée l'île des loisirs. Comment décrire cette île ? Le fait qu'elle soit artificielle la rend un peu superficielle : il y a d'abord d'énormes complexes commerciaux. L'un d'entre eux s'appelle le Venus Fort, dont la décoration intérieure reproduit la Rome du XVIIe siècle, le tout accompagné d'une musique genre Era. Moi qui me voyait offrir la palme d'or de l'architecture Kitsch aux Coréens, là, je dois bien avouer que les Japonais marquent un bon point !

 

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Image 5Sur cette île, il y a aussi la Statue de la Liberté (si, si !) et une plage artificielle qui offre un beau panorama sur la Skyline de Tokyo ainsi que le Rainbow Bridge, un gigantesque pont qui traverse la baie. Pour continuer dans la catégorie "bâtiment bizarre", on trouve les gigantesques FUJI TV Headquarters avec son observatoire en forme de globe, un bâtiment impressionnant qui semble tout droit sortir du film '2001, L'Odyssée de l'espace'. Si on marche encore un peu plus, il y a le Tokyo Big Sight, le centre d'exposition de la ville, une sorte de pyramide inversée ou vaisseau spatial, ouvert en 1996 (voir photo ci-dessus).

 

20-copie-1.jpgEnfin, pour terminer la visite, on peut voir Palette Town (immense hall avec ses machines à sous et jeux vidéos) et sa grande roue, ou Mega Web, un showroom dernier cri de Toyota qui présente toutes sa collection de voitures et propose des activités gratuites, telles que le simulateur de Formule 1 dans une petite capsule qui vous apporte toutes les sensations d'une véritable course automobile... 

Une fois cette petite distraction achevée, je prends le Monorail jusqu'à Takeshiba et là, je me perds encore, mais c'est pour le mieux: je découvre ainsi par hasard un jardin japonais au coeur des gratte-ciels. Moyennant la somme de 150 Yens, on peut s'offrir une petite balade dans un havre de verdure et de paix pour échapper à la folie urbaine de la capitale. Bienvenue aux jardins Kyu-Shibarikyu, désignés en 1979 par le gouvernement comme un endroit de "beauté scénique et d'intérêt historique". Je conseille vivement ce magnifique coin de verdure, parfaitement entretenu avec ce style et soin unique comme seuls les Japonais en sont capables.

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1Pour terminer ma journée, je reprends le métro pour Kamiyacho et la Tokyo Tower, construite en 1958 dont l'architecture est largement inspirée de la Tour Eiffel. Mais pas aussi impressionnante, cela va sans dire ! La tour radio atteint 333 mètres de hauteur, et propose aux visiteurs deux observatoires : l'un à 150m et l'autre 250m. Et voilà comment s'achève ma quatrième journée. Demain, visite du Palais Impérial et de ses jardins avant de courir à l'aéroport Narita prendre mon avion pour Séoul. Snif, snif !

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