Les tensions entre les deux Corées

Publié le par lostinseoul.over-blog.com

La suite de l'émission consacrée à la Corée aborde le sujet inévitable des tensions entre le Nord et le Sud. Il n'est pas toujours évident de savoir que les deux pays sont toujours en guerre. Après tout, la guerre de Corée n'est pas abordée en détails dans nos bouquins d'histoire de l'éducation nationale. La France étant impliquée à l'époque dans la guerre d'Indochine, sa participation a été plutôt limitée, avec l'envoi de 3421 hommes.

 

Image-2.pngL'émission revient donc rapidement sur les circonstances qui ont conduit à l'armistice en 1953. Mais il existe bel et bien un rideau de fer entre les deux pays, un mur infranchissable, la fameuse DMZ, où les deux armées se toisent 24 heures sur 24. Les tensions sont abordées dans le documentaire, notamment le torpillage de la corvette sud-coréenne en mai 2009, et plus récemment, les échanges de tir sur l'île de YeonPyeong en décembre dernier. Mais la population ne sombre pas pour autant dans la paranoïa : elle a appris à vivre avec la menace constante du Nord, et semble bien plus se préoccuper de dépenser son argent que de se préparer à des combats éventuels.

 

Evidemment, le service militaire est évoqué : d'une durée de 2 ans, obligatoire, épreuve à laquelle doivent se soumettre tous les jeunes coréens, il leur rappelle que la guerre n'est pas terminée et qu'il faut préparer toutes les générations depuis 1953 à se défendre, sous l'oeil bienveillant des Etats-Unis, très présents sur la péninsule.

 

Image-1-copie-1.pngTout n'est pas négatif : il existe un ministère de l'Unification en Corée du Sud, mais sans cesse remis en cause à chaque attaque de son voisin du Nord. C'est d'ailleurs ce qui divise le plus la population : pro-réunification ou non. C'est que l'économie en prendrait un sacré coup si cela venait à se réaliser un jour. Beaucoup sont réticents à la politique de dialogue (politique du rayon de soleil) avec le Nord mise en place avec le précédent gouvernement sud-coréen. Les relations se sont ensuite tendues à nouveau il y a 2 ans, et avec le nouveau président Lee Myung-Bak, plus ferme et moins propice au dialogue que son prédécesseur.

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